LOGO SGDL TV
NOUS SUIVRE

2 jours en compagnie de Caroline Girard

Si l’écriture et la lecture procèdent de pulsations parentes, elles font appel à des techniques et aptitudes différenciées. La lecture à voix haute est une pratique singulière qui, en donnant à entendre un texte, peut changer la perspective de l’auteur sur son écriture.


PROGRAMME

Les stagiaires sont alternativement mis en situation de répétition et dirigés par l’intervenante pour aborder :   

  • La posture du lecteur : debout, assis, couché, au pupitre, texte en main…
  • Le corps du lecteur : ancrage, respiration, énergie, périnée, voix…
  • L’adresse : avec ou sans regard.
  • La maîtrise du trac.
  • La recherche du juste positionnement entre écriture et théâtralité. Jouer, c’est incarner des personnages, lire c’est incarner le verbe.
  • La recherche du sens, des intentions. Engager corps et pensée pour porter chaque nuance du texte avec clarté.
  • Le découpage du texte en séquences, en plans. Faire ressortir de l’architecture des phrases, les mots ou groupes de mots porteurs du sens et des intentions.
  • La spatialisation mentale du texte et sa mise en situation, en mouvement. Visualiser et animer les images suscitées par le texte.
  • La maîtrise des ruptures et des changements de rythme. Réaménager une ponctuation pour l’oralité au profit de la fluidité de la parole et du maintien d’une écoute vivace.
  • Le rôle du silence comme une catégorie du langage, une résonnance aux mots.
  • La recherche d’une traduction organique plutôt que psychologique du texte.
  • La distanciation des émotions pour écarter le pathos. Détacher l’auteur de la relation viscérale entretenue avec son écriture.

 

En résumé, il s’agit de mettre l’auteur / lecteur dans le rôle du marionnettiste tirant les fils de l’écrit, créant le petit théâtre mental dans lequel il anime le texte.

Et pour citer Novarina dans sa Lettre aux acteurs « Chercher la musculature de c'vieux cadavre imprimé, ses mouvements possibles, par où il veut bouger; le voir p'tit à p'tit s'ranimer quand on lui souffle dedans, refaire l'acte de faire le texte, le réécrire avec son corps, voir avec quoi c'était écrit, avec des muscles, des respirations différentes, des changements de débit; voir que c'est pas un texte mais un corps qui bouge, respire, bande, suinte, s'use . »


La formatrice

Caroline Girard

Caroline Girard balance entre comédie et écriture. Nourrie de ses va-et-vient du jeu au verbe, elle crée en 2006 la liseuse, compagnie de lectures à voix haute et entraine dans ses passions romanesques un famille de comédiens. Pour transmettre ses outils façonnés au fil de nombreuses années de pratique, elle pilote des stages de lecture à voix haute et vient de publier « Corps Texte – Esthétique de la lecture à voix haute », co-écrit avec Franck Magloire (éd. Le Soupirail). www.lectureslaliseuse.fr



 

 

0
0
0
s2sdefault