La Colline - Théâtre national

maison
© Christophe Raynaud de Lage
logo Théâtre de la Colline
Adresse :
15 rue Malte Brun - 75020 Paris
Téléphone : 01 42 62 52 52
Site web : http://www.colline.fr/

La maison

De Julien Gaillard

Mise en scène et scénographie Simon Delétang

Avec Rémi Fortin, Julien Gaillard, Frédéric Leidgens

Du 17 Janvier au 11 février 2018
Du mercredi au samedi à 20h,
le mardi à 19h et le dimanche à 16h
Petit Théâtre

« Dans la maison passent peu de corps, puisqu’elle est le corps, le nôtre. Mais il nous semble parfois nous souvenir d’un geste, d’une parole ; de l’un d’eux ; de l’un de ces corps peuplant la chambre vide. Parmi l’essaim des reflets, nous les écoutons respirer, sans rien dire. »
Julien Gaillard

Trois frères habitent une maison, semblant livrés à eux-mêmes. Un jour, ils découvrent une pièce condamnée, aux fenêtres murées, et observent des ombres qui bougent dans le miroir d’une armoire. Guidés par leurs sens, ils visitent la maison de pièce en pièce en quête de ses mystères...

Le texte de Julien Gaillard, poète en constante recherche de la dramaturgie du rythme, renvoie instinctivement à notre propre rapport à l’enfance dans ce que celui-ci comporte de fantomatique.
Ces enfants existent-ils vraiment, au présent ? Sont-ils la réminiscence d’un souvenir d’adulte ? Quelles sont les dérives de la mémoire et quelles peurs véhiculent-elles ? Non sans penser à des séquences de La Nuit du chasseur de Charles Laughton, où des animaux observent la fuite d’enfants pourchassés par un pasteur psychopathe, La Maison interroge l’idée que « quelque chose nous épie » et que nous prenons conscience de notre propre existence à la perception de cet invisible. C’est l’éveil de cette conscience que convoque le texte à travers un portrait tout autant onirique que concret et sensitif de notre lien à l’enfance.

La Maison de Julien Gaillard mis en ondes pour France Culture par Laure Egoroff a reçu le grand prix SGDL de la Fiction radiophonique 2017.

Tarif préférentiel à l’attention des adhérents de la SGDL : 20€ au lieu de 30€, 15€ pour les moins de 30 ans, dans la limite des places disponibles en précisant le code SGDL1718 lors de la réservation uniquement par téléphone ou au guichet

Renseignements et réservation au 01 44 62 52 52 (du lundi au vendredi de 9h30 à 17h30)


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© Jean-Louis Fernandez

A la trace

d' Alexandra Badea

Mise en scène Anne Théron

Avec Liza Blanchard,  Judith Henry,  Nathalie Richard et Maryvonne Schiltz
et à l’image Yannick Choirat, Alex Descas, Wajdi Mouawad et Laurent Poitrenaux

Du 2 au 26 Mai 2018
Du mercredi au samedi à 20h30,
le mardi à 19h30 et le dimanche à 15h30
Grand Théâtre

« On ne connaît jamais son enfant. On devrait recevoir un mode d’emploi à la maternité. On nous apprend comment changer les couches, comment donner le bain. À la place, on devrait juste apprendre comment aimer nos enfants sans chercher à les connaître. Toute la vie, on ne fait qu’essayer de les changer. On veut qu’ils  nous ressemblent, qu’ils vivent ce qu’on a raté ou au contraire, on veut qu’ils soient différents, on ne supporte pas de voir un miroir sorti de son ventre. »
Alexandra Badea

Suite à une série de conversations menées avec Anne Théron autour de la maternité, Alexandra Badea écrit À la trace d’un geste, témoignant à la fois d’elle-même et d’une génération de femmes, faisant de l’écriture une eau qui révèle les dessins invisibles tracés au jus aigre des silences.

Au décès de son père, événement qui réveille un pan anesthésié de mémoire, Clara découvre un sac de femme dans ses affaires. À l’intérieur, peu de choses : quelques objets anodins et une carte d’électeur au nom d’Anna Girardin. Rien de plus, mais suffisamment pour que Clara décide d’enquêter.
Tout en subtilité, le récit déploie une intimité inscrite dans le réel : chacun des personnages que Clara croise sur son chemin mène une vie « normale » tout en semblant être adossé à un mur en train de s’effondrer. Leur chute pourra-t-elle être salvatrice s’ils parviennent à être lucides sur leur rapport au monde ? À la trace explore la manière avec laquelle la société finit par pervertir, défaire ou rendre plus troubles les liens que chacun entretient avec ses proches et sa propre vie.
Au cours des prochaines années, Alexandra Badea sera régulièrement présente à La Colline, à travers ses textes, des laboratoires, des rencontres et des cartes blanches. À l’automne 2018 nous la retrouvons avec la création du premier volet de sa trilogie Points de non-retour.

Tarif préférentiel à l’attention des adhérents de la SGDL : 20€ au lieu de 30€, 15€ pour les moins de 30 ans, dans la limite des places disponibles en précisant le code SGDL1718 lors de la réservation uniquement par téléphone ou au guichet

Renseignements et réservation au 01 44 62 52 52 (du lundi au vendredi de 9h30 à 17h30)


aubois
© Benoît Bradel

Au Bois

Texte Claudine Galea

Mise en scène Benoît Bradel

Avec Émilie Incerti Formentini, Raoul Fernandez, Emmanuelle Lafon, Seb Martel, Séphora Pondi et à l’image Gaël Baron, François Chattot, Valérie Dréville, Norah Krief, Annie Mercier...

Du 3 au 19 Mai 2018
Du mercredi au samedi à 20h,
le mardi à 19h et le dimanche à 16h
Petit Théâtre

« Rien ne vaut la liberté, toute la liberté d’écrire et de lire et de penser et de parler. Il ne faut rien négocier en termes de liberté. Rien négocier en termes d’exigence et de beauté. Pour vivre sa vie. »
Claudine Galea

Dans cette adaptation très libre, contemporaine et urbaine du Petit Chaperon rouge, Claudine Galea interroge la peur ancestrale du « loup », celle de l’agression. Entre le conte et le périph’, la légende et le fait divers, Au Bois est une histoire d’insoumission et de liberté où les filles, qu’elles soient mères ou adolescentes, sont avant tout des femmes qui ne s’en laissent plus conter. Ni par les parents, ni par les loups, ni par les bois, ni par les chasseurs, ni par la rumeur, cette vox populi qui affiche sa morale puritaine et qui sournoisement a faim de vengeance et de sang. En ces temps de repli, de brutalité et d’humiliation, ces temps où l’individu isolé ne semble pas pouvoir grand-chose, Au Bois est une pièce où l’on parle haut, où l’on chante fort, où la jeunesse donne le La, une pièce où l’on ne renonce à rien et surtout pas à aimer. Ici, la friction entre légende et hyperréalisme laisse planer une abstraction poétique et place la parole en apesanteur. L’économie de l’écriture, signe d’une retenue pudique, laisse s’éveiller les sensations et immédiatement filtrer une émotion infinie.

Le livre Au Bois est paru aux éditions Espaces 34 en 2014.

Tarif préférentiel à l’attention des adhérents de la SGDL : 20€ au lieu de 30€, 15€ pour les moins de 30 ans, dans la limite des places disponibles en précisant le code SGDL1718 lors de la réservation uniquement par téléphone ou au guichet

Renseignements et réservation au 01 44 62 52 52 (du lundi au vendredi de 9h30 à 17h30)


aumilieu 
 

Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été

Texte et mise en scène Anaïs Allais

Avec François Praud...

Du 23 Mai au 17 Juin 2018
Du mardi au samedi à 19h
et le dimanche à 15h
Petit Théâtre

« Maintenant encore, les matchs du dimanche, dans un stade plein à craquer, et le théâtre, que j’ai aimé avec une passion sans égale, sont les seuls endroits au monde où je me sente innocent. »
Albert Camus

Après avoir abordé les lignées féminines avec ses deux premières créations, Lubna Cadiot (x7) et Le Silence des chauves-souris, Anaïs Allais fait aujourd’hui dialoguer, en miroir, les hommes, de l’Algérie à la France, des années 30 à nos jours. Partant de son grand-père, Abdelkader Benbouali, comme personnage de fiction, l’auteure metteure en scène tente de tirer les fils de cette histoire blessée, sur fond de colonisation et d’indépendance, de ces fêlures qui courent encore aujourd’hui aux deux rives de la Méditerranée.

Abdelkader Benbouali a été l’un des premiers footballeurs professionnels algériens français à poursuivre une carrière en métropole. Champion de France avec l’Olympique de Marseille en 1937, sélectionné dans l’équipe de France pour la Coupe du monde de 1938, il a fait ses armes au Racing universitaire d’Alger, comme un certain Albert Camus, avec qui il joua au poste de défense au début des années 30. La suite de l’histoire va les séparer, l’un connaîtra le succès que l’on sait, l’autre, exilé, restera dans l’ombre. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Benbouali rentre en Algérie où il s’intéressera progressivement à la lutte indépendantiste algérienne et collaborera avec le FLN. En 1958, il est arrêté par les parachutistes français. Le lieutenant chargé de l’interroger était un supporteur inconditionnel de l’OM. L’attachement à son club de cœur se révélant plus fort que celui qu’il avait pour l’Algérie française, il s’abstint de le torturer. De nombreux Algériens n’auront pas cette chance.

Tarif préférentiel à l’attention des adhérents de la SGDL : 20€ au lieu de 30€, 15€ pour les moins de 30 ans, dans la limite des places disponibles en précisant le code SGDL1718 lors de la réservation uniquement par téléphone ou au guichet

Renseignements et réservation au 01 44 62 52 52 (du lundi au vendredi de 9h30 à 17h30)


Pointsdenonretour
© D.R

Points de non-retour

Texte et mise en scène Alexandra Badea

Avec Amine Adjina, Madalina Constantin, Kader Lassina Touré, Thierry Raynaud, Sophie Verbeeck

Du 19 Septembre au 14 Octobre 2018
Du mercredi au samedi à 20h,
le mardi à 19h et le dimanche à 16h
Petit Théâtre

« Tout est politique dans la vie. Même l'amour. Ce sentiment qui traverse nos capacités physiques et psychiques, qui nous surprend et nous altère par sa force. Chacun le définit différemment et pourtant c'est politique. On ne peut pas aimer dans un sens divergent à notre existence. On aime comme on pense le monde. »
Alexandra Badea

Alors qu’elle prenait part à la cérémonie de naturalisation qui lui conféra officiellement la nationalité française, l’auteure metteure en scène Alexandra Badea prit à la lettre cette remarque de l’officier d’état civil « À partir de ce moment vous devez assumer l’histoire de ce pays avec ses moments de grandeur et ses coins d’ombre. » Comment dénouer les nœuds de l’histoire, ces « points de non-retour » dont on effleure parfois les thèmes dans les repas de famille, sources de blessures et de divisions de la société française, qui ont pour nom collaboration, colonialisme, etc.

Comme dans les meilleurs récits, tout commence par une histoire d’amour. Dans la ferveur bouillonnante de la France pompidolienne de l’après-mai 68, des jeunes gens tombent amoureux, tous deux sont porteurs d’un lourd passé. L’un prend sa source dans l’Europe centrale de l’après-guerre, l’autre dans l’Afrique occidentale post-coloniale. Parviendront-ils à remonter le fil de leur histoire familiale pour vivre un présent serein ?

Tarif préférentiel à l’attention des adhérents de la SGDL : 20€ au lieu de 30€, 15€ pour les moins de 30 ans, dans la limite des places disponibles en précisant le code SGDL 1718 lors de la réservation par téléphone

Renseignements et réservation au 01 44 62 52 52 (du lundi au vendredi de 9h30 à 17h30)

 

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