Marché de l'occasion

 

Selon les sources disponibles, le livre d'occasion pourrait représenter aujourd'hui, en volumes, entre 25% et 40% du marché du livre.

Le livre d'occasion n'est plus un achat d'impulsion sur les quais de Seine, dans quelques librairies spécialisées ou au détour d'une braderie, mais une offre alternative au livre neuf systématiquement proposée sur les sites de ventes de ligne lors de la recherche d'un titre précis et une offre en développement chez de nombreux libraires physiques. Ce développement considérable et ce changement de paradigme enrichissent tous les acteurs du livre à l'exception notable des éditeurs et des auteurs. Le libraire, le site en ligne, le vendeur et l'État perçoivent une part de la vente des livres d'occasion, mais pas ceux qui les ont écrits et édités. 

Face à cette situation, les représentants des éditeurs (SNE) et les représentants des auteurs (SGDL) ont demandé au ministère de la Culture de conduire une réflexion sur le sujet et de proposer des mesures adaptées.

Cette problématique, qui affecte aujourd'hui essentiellement le livre papier, pourra demain se poser avec une acuité plus grande au livre numérique. Le livre d'occasion numérique peut se revendre à l'infini sans se détériorer et rien n'empêche véritablement chacun des revendeurs de garder une copie du fichier. Le CSPLA a rendu un rapport sur la seconde vie des biens numériques rédigé par Josée-Anne Benazeraf (avocate) et Joëlle Farchy (économiste). Contrairement à la demande initiale de la SGDL, ce rapport n'a pas abordé la question du livre imprimé.

 

SGDL/05/06/2015

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